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La vélodyssée #1

De La Rochelle à Lacanau

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Bordeaux – Toulouse #1

Bordeaux – Toulouse #1

Pour notre premier vrai voyage à vélo, nous avons choisi de faire Bordeaux-Toulouse, via le canal latéral à la Garonne, en mai 2015. La route est facile, balisée et aller dans le Sud nous garantissait (presque !) une météo très ensoleillée. L’objectif était de pouvoir prendre le temps de visiter les points d’intérêts sur la route et découvrir les joies du cylco-tourisme. Afin de ne pas être trop chargés pour ce premier voyage, nous n’avons pas choisi de camper mais de prévoir notre parcours et de passer la nuit dans des gîtes ou chambres.

Les T-100 prennent le TGV !

Les T-100 prennent le TGV !

On le verra, cette solution peut présenter des inconvénients et causer une forte dose de stress en cas d’imprévus… A suivre !

Après avoir pris le TGV sans difficultés avec une réservation pour nos vélos pour rejoindre Bordeaux et passer la soirée dans la ville, nous démarrons enfin notre voyage le lendemain.

Jour 1

La première journée de notre parcours nous a mené de Bordeaux à La Réole, via la voie verte Roger Lapébie qui va jusqu’à Sauveterre de Guyenne. La voie est très agréable, ponctuée de légers dénivelés, la plupart du temps dans les bois. Après l’abbaye de La Sauve-Majeure (offrant un jolie panorama) où nous déjeunons, les arbres laissent place aux vignes.

Depuis Sauveterre, il nous faut aller jusqu’à La Réole, notre point de chute pour la nuit. N’ayant plus de piste cyclable à suivre, nous prenons des chemins et routes de campagnes peu fréquentés.

L'église de Lignan-de-Bordeaux

L’église de Lignan-de-Bordeaux

Sur la fin le chemin nous offre quelques jolies montées et sur l’une d’elles, peut-être en forçant un peu sur les pédales en changeant de vitesses, Anahid entend un craquement au niveau de sa chaîne qui ne présage rien de bon pour la suite. On ne réagit pas tout de suite, mais Anahid se rend compte bien vite que les vitesses passent mal. On s’arrête, et le verdict tombe rapidement : un maillon de la chaîne est tordu. Bien tordu. Nous n’avons pas de matériel pour la chaîne (lourde erreur ! Nous essayerons de décrire dans un prochain article de décrire les outils indispensables selon nous pour parer aux éventuels problèmes mécaniques…), alors on continue.

Anahid continue d’entendre des bruits suspects, mais croise les doigts pour que ça tienne et ses prières sont entendues… jusqu’au panneau indiquant “La Réole”, qui marque notre point d’arrivée et notre délivrance ! Les 100 derniers mètres qui nous séparent de notre logement seront effectués en poussant la monture, et on peut profiter de notre première soirée sur la route !

Vue de La Réole depuis la berge.

Vue de La Réole depuis la berge.

Jour 2

Au programme de ce deuxième jour, visiter La Réole mais aussi trouver une solution pour la chaîne cassée ! Mais casser une chaîne le samedi soir s’avère être une mauvaise idée… Le dimanche, tout est fermé, y compris les deux réparateurs de vélo que nous trouvons à La Réole. Notre hôte n’est pas très équipé non plus, et notre salut viendra de la quincaillerie de la ville, où nous achetons une simple pince (qui reste bien au chaud dans notre nécessaire vélo depuis). Antoine parvient par miracle à resserrer le maillon rebelle et nous permet de répartir.

En route, à l’approche du canal, on rencontre un groupe de cyclistes et on en profite pour leur demander s’ils ont un dérive-chaîne (outil indispensable pour manipuler/réparer une chaîne de vélo) ! Ils sont mieux équipés que nous et c’est bien le cas, on est ravis…

Un apprenti bricoleur

Un apprenti bricoleur

Prenant un peu trop la confiance, munis de notre application de réparation de vélo en bons élèves que nous sommes, nous sélectionnons une fiche de réparation de chaîne parmi les deux disponibles. Et nous voilà, démontant un maillon. Puis, n’arrivant pas à refermer la chaîne, un deuxième, un troisième…

Jusqu’à ce que l’on comprenne la technique, bonne à savoir si ça vous arrive : attention, ne sortez pas intégralement les goupilles de votre maillon !!! Pour la majorité des chaînes il vous sera impossible de les remettre. La bonne méthode consiste à sortir la goupille au ¾, retirer le maillon défectueux puis refermer la chaîne.

Après près d’une heure à midi sous le soleil, on parvient, en forçant (vraiment), on arrive à peu près à remettre une goupille.

Vue sur la Garonne et son canal depuis Meilhan-sur-Garonne

Vue sur la Garonne et son canal depuis Meilhan-sur-Garonne

Mais la goupille étant tordue, ma chaîne cédera plusieurs fois pendant la journée. Heureusement, on parviendra à chaque fois à la remettre en place grâce à notre fidèle pince. Système D oblige !

Nous arrivons miraculeusement à atteindre notre étape du soir, Buzet-sur-Baïse. C’est le premier jour où nous longeons le canal, qui en dépit de la chaîne rebelle est très agréable. Nous nous arrêterons pour monter à pied à Meilhan-sur-Garonne qui offre un point de vue magnifique sur les environs. 

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